La date du 15 mars 2021 restera gravée dans l’histoire du handball professionnel, et marquera une étape majeure dans la professionnalisation du sport féminin : l’Association des Joueurs Professionnels de Handball a signé le premier accord collectif dans un sport féminin, aux côtés des partenaires sociaux de sa discipline, l’UCPHF (Union des Clubs Professionnels de Handball Féminin) et 7 Master (Groupement des Entraîneurs et des Professionnels de la Formation du Handball).

Si les discussions étaient engagées depuis plusieurs saisons, à l’initiative notamment de l’Association des Joueuses, la structuration de l’UCPHF, organisation employeur, a permis d’accélérer un mouvement inéluctable, et souhaité par tous, que même la crise sanitaire n’a pas réussi à interrompre.

Cet événement historique vient donc concrétiser et récompenser des mois de travail et de collaboration entre tous les acteurs du handball professionnel féminin, et « le fruit de négociations menées en bonne intelligence », comme le souligne Benoît Henry, Directeur de l’AJPH.

Mais pour Sabrina Ciavatti, Vice-Président de l’AJPH, cette signature ne doit pas être un aboutissement en soi : « Il s’agit pour nous d’un point d’étape, d’un point de départ même. Nous avons, tous, une réelle volonté de faire vivre ce dialogue social, dans l’intérêt de notre discipline ». Ainsi, à peine signé, les partenaires sociaux se projettent déjà sur les perspectives d’évolution de cet accord (intégration de la deuxième division féminine, travaux sur la formation et la reconversion des joueuses…), mais aussi sur les modalités d’une communication innovante à destination du public concerné par l’accord collectif, afin de faire connaître au mieux son contenu.

La Vice-Présidente de l’AJPH, nouvellement élue au sein du Comité Directeur de la FNASS, a également insisté sur l’importance de pouvoir conclure des accords collectifs par discipline, revenant sur l’origine des discussions au sein du handball : « La CCNS ne peut être adaptée aux particularités de chaque sport. Le rythme des compétitions, le nombre de rencontres, l’articulation des congés payés, les garanties en terme de prévoyance, l’économie des disciplines : cela nécessite des négociations particulières entre partenaires sociaux d’une même discipline, pour coller au mieux aux besoins de notre pratique.»

Pour la FNASS, comme le rappelle sa Secrétaire Générale Camille Delzant, cette adaptabilité est « une évidence, et une dynamique qu’il faut dupliquer au sein de chaque discipline. Cette autonomie est essentielle, il faut l’entretenir et la promouvoir, car elle-seule permettra de multiplier ces accords à l’avenir. » 

Cet accord collectif de discipline se révèle donc être un outil de sécurisation des pratiques, tout comme il sera un nécessaire outil d’accompagnement à la structuration des clubs de handball professionnel féminin, mais c’est aussi, et il est important de le souligner, la reconnaissance du métier de joueuse professionnelle pour les handballeuses visées. Et c’est bien sûr, pour la FNASS, un élément fondamental qui s’inscrit pleinement dans les travaux qu’elle mène en ce moment visant à mettre en avant le sport professionnel féminin.

« On espère donc que ce qu’a accompli le handball professionnel féminin, qui répond au mieux à toutes ces problématiques, servira d’exemple à toutes les autres disciplines collectives du sport féminin, et que cette signature sera précurseur d’un dialogue social riche dans le sport féminin ! », conclut Robins Tchale-Watchou, Président de la FNASS.

Plus d’infos ici.

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